mardi 21 mai 2013

Stages escalade été 2013

Cet été je vous propose quelques stages d’escalade en grandes voies.

Les dates et lieux sont donnés à titre indicatif et d’autres destinations ou périodes sont possibles.
Bien sûr, je suis toujours disponible pour vous aider à réaliser vos projets en montagne sur des courses de neige, glace ou rocher.
N’hésitez pas à me faire part de vos envies. Que vous soyez seul ou en groupe constitué, il y a forcément une formule adaptée.
Du rêve à la réalité, il n’y a qu’un pas que je vous propose de franchir ensemble.

Vous pouvez voir le programme et le télécharger sur la visionneuse ci-dessous, ou en cliquant sur les images.

En cas de problème, vous pouvez aussi cliquer sur ce lien. 

N’hésitez pas à me contacter pour toute d’information.
















dimanche 19 mai 2013

Escalade trad - Tafraout - Jebel Kest - Maroc

Cela faisait quelques années qu'avec Sonia et Fred, alléchés par les récits de mon ami Steph Monari, nous parlions d'aller découvrir l'escalade du Jebel Kest, un massif de l'anti Atlas Marocain. Le 13 avril, alors que l'hiver n'en finit pas en France, nous décollons pour le Maroc chercher le soleil et voir de quoi il s'agit.

Et quelle ne fut pas notre surprise !



Quelques heures après avoir quitté les Hautes-Alpes sous la neige, nous prenions notre petit-déjeuner en terrasse et en T shirt, en consultant le topo pour choisir notre escalade du jour.


Très peu connu en France, le secteur est essentiellement fréquenté et développé par les grimpeurs anglais. Depuis une vingtaine d'années, ils y ont ouvert plus d'un millier de grandes voies sur des parois quartzite de grande qualité. Bien sûr, comme souvent avec les Anglo-saxons, ils ont tenu à tout ouvrir en trad. Seules les protections amovibles (friends et stoppers, sangles) ont été utilisées. Nous n'aurons pas vu l'ombre d'un piton et j'étais pas mécontent !



Ici la difficulté et le plaisir de l'escalade viennent autant de la gestion des protections et du tirage que de la pure difficulté technique. Mais rassurez-vous, l'escalade y est magnifique.


Les secteurs sont situés au nord et au sud du massif Jebel el Kest et nous avons choisi deux « camps de base » distincts. Nous avons d'abord logé dans la splendide Kasbah Tizourgane pour grimper dans la partie nord du massif puis à l’Hôtel des Amandiers à Tafraout pour la partie sud. Arrivés un peu tard en saison, nous avons dû calculer pour grimper à l'ombre afin de ne pas nous faire « scotcher » au soleil. 



Au final et pour nous Français, ce qui fait de cette région une destination escalade hivernale de choix, c'est une combinaison de plusieurs avantages : un voyage rapide et pas cher depuis la France grâce aux nombreuses compagnies aériennes low cost desservant le Maroc, une grande variété de voies et difficultés, des paysages spectaculaires, une culture dépaysante, une population accueillante et enfin, une météo idéale.




Mais attention, l'escalade ici reste une pratique aventureuse et il faudra bien garder en tête qu'aucun secours extérieur ne pourrait vous venir en aide.




Un grand merci et bravo à Sonia et Fred. Merci Momo pour les infos.

Nous avons déjà prévu de revenir la saison prochaine. Et vous ? Partants pour grimper au pays des arganiers ?

Un petit diaporama ci-dessous : 








samedi 14 juillet 2012

This is my summer - Part 1



Un mois déjà que ma saison d'été a commencée. Quatre semaines à être tous les jours en montagne et, déjà, tellement de visages différents, de courses faites, de bulletins météo à interpréter, de topos à consulter, de paramètres à prendre en compte, de choix à faire...
Le quotidien ordinaire pour un guide en plein été, en essayant de toujours garder à l'esprit que pour mes clients, ce jour est exceptionnel.



Mes clients justement : je les remercie de me laisser la plupart du temps carte blanche pour le choix des courses et du programme que je décide bien souvent au dernier moment, pour coller au mieux aux conditions du moment. Cette souplesse nous permet souvent d'utiliser de petits créneaux météo ou de bouger pour aller chercher des microclimats pas si lointains. Ainsi il est bien rare que nous restions inactifs.




















À l'heure d'une société qui devient de plus en plus sécuritaire... à l'heure des réservations de refuges via internet avec empreinte de CB... à l'heure des séjours qui sont vendus en agence comme on vend des machines à laver... Je me sens plus que jamais comme un artisan de la montagne. Un artisan qui fait du sur mesure plutôt que du volume. Un client restera toujours quelqu'un avec qui je vais partager et vivre une aventure unique. Avec qui je vais former une cordée.



L'autre jour en refuge, j'ai relu un édito de Jean Michel Asselin dans un vieux Vertical. Un texte élogieux pour les guides que je ne résiste pas à vous livrer en le remerciant.

Je vous propose aussi un petit diaporama de ces journées.

Edito de Jean Mi Asselin, Vertical n°18, novembre 2001

"Chaque été je suis épaté par les guides. Ceux que l'on croise entre deux courses dans les refuges. Ils arrivent d'une montagne, ils repartent sur une autre. Ils effectuent en une semaine plusieurs fois le rêve annuel d'un alpiniste. Quand notre rêve s'achève, qu'il ne reste que la vallée, les retrouvailles avec les copains: « T'aurais vu ce sommet, une merveille! » ; le guide, lui, est de nouveau sur la brèche. Il lui faut renouer avec une cordée nouvelle, trouver les mots, trouver la force de faire et refaire des pas déjà faits. On n'a jamais conscience de l'incroyable amour de la montagne qu'il est nécessaire de vivre dès lors que l'on est guide. Essayez d'enchaîner tous les jours de vos vacances des voies comme on accumule des footings. Essayez un mois durant de conduire tous les jours une cordée sur un sommet; de partager les soirées en refuge au quotidien; de vous lever à l'aube et de marcher, grimper, le sac plein et la tête perpétuellement attentive. Le guide a quelque chose de mystérieux, sa force que l'on ne perçoit pas toujours au cours d'une simple course se renouvelle tous les jours. Il est certes payé, mais sommes-nous certains que le salaire explique cette vitalité, cette disponibilité, cette attention et cette intelligence de la montagne ?

Je les vois dans les refuges répondant aux mêmes questions. Je les vois chaque fois avec cette même flamme de l'inquiétude, cette même flamme de la passion. Ils sont là, fidèles à je ne sais quelle mission, sinon celle d'ouvrir la porte des rêves, la porte de l'exceptionnel aux gens simples que nous sommes. Ont-ils conscience que cette course parmi cent autres va être le centre de toutes les conversations des jours durant dans le salon d'un appartement lointain ?

Je le pense, car j'ai toujours surpris à l'instant où il faut mettre les crampons dans le faisceau des frontales une attention démesurée, quasi paternelle de la part des guides. La réussite de leur travail tient évidemment à la qualité du métier qu'ils possèdent. Il tient aussi à ce sourire discret que transmet celui qui est à sa place, sa vraie place. J'entends déjà les aimables protestations : « C'est pas toujours comme ça. y'a des jours où c'est dur, où l'envie manque, où la fatigue est trop forte. » C'est peut-être vrai. Mais il y a surtout des jours et des jours où sur le chemin de là-haut on perçoit la fierté, le bonheur de guider. Les clients disent « mon guide ». Un possessif qui dit tout du lien créé par la corde et ils avoueraient sans peine quand vient le moment de douter (il existe toujours en montagne), que "celui qui va devant" leur apporte le goût de se dépasser, de grandir, de ne pas se mépriser. Dans les documents officiels, on pourra toujours réduire les guides à de simples acteurs de l'économie touristique, on n'oubliera jamais que la haute montagne leur appartient, qu'ils ont légitimité et obligation de la protéger pour la seule raison qu'ils sont les rares à pouvoir nous y inviter. Quel festin la montagne !"



À bientôt peut être !

samedi 16 juin 2012

Déjà l'été !

Ski de randonnée - Chamonix


Me revoilà enfin sur ce blog !

Depuis la fin du mois de novembre je n'y avais plus écrit de news. Désolé pour ma fainéantise, je vais tacher d'être un peu plus assidu cet été.

Pour tout ceux qui voudrait plus de news, n'hésitez pas à aller visiter ma page facebook qui est alimentée beaucoup plus régulièrement. En cliquant sur le bouton « j'aime » vous recevrez automatiquement mes mises à jour.

Freeride - St Anton


L'hiver s'est super bien déroulé. Beaucoup de ski, mais aussi de la glace et du rocher entre France, Italie, Suisse ou Argentine.

Freeride - La Grave

Cascade de glace - Cogne

Ski de randonnée - Roche Faurio



La saison de ski de randonnée vient juste d'être clôturée en beauté avec le Mt Blanc le 30 mai.
Après une période toujours trop courte ou j'ai pu me remettre à grimper à fond en escalade sportive, c'est maintenant le début de ma saison d'été.

Petzl bolting trip - Argentine


Déjà beaucoup de belles courses en projets dans les semaines à venir. Mais encore de la place pour les vôtres, n'hésitez pas à me contacter.
Je vous propose également cet été trois stages d'escalade (Briançonnais, Chamonix et Soreiller/Dibona). N'hésitez pas à vous joindre à nous mais aussi à me faire part de vos envies. Beaucoup de choses sont possibles, il suffit parfois d'en parler.

Bonne été à tous.

Couloir nord du Coup de Sabre

mardi 22 novembre 2011

Bref. C'est l'automne.




L'automne est une période que j'aime. J'ai du temps libre, il fait moins chaud, les lumières et les couleurs sont belles, on retrouve le plaisir des flambées dans le poêle à bois...
Je me suis d' abord dit que je ne prendrais pas d'avion cet automne pour voyager.
J'ai commencé par grimper et pédaler. Il y a moins de monde sur les chemins, et c'est le retour de la « collante » sur les prises.

Buoux

Lourmarin

Verdon

Verdon

Puis j'ai pensé que ce serait bien de progresser en surf. J'ai même acheté ma première planche sur la cote basque. Je l'ai d'ailleurs cassée au bout d'une heure. Après quelques sessions que j'ai eu l'impression de passer dans le tambour d'une machine à laver, je me suis dit que le surf c'est vraiment cool, mais pas facile. Ca a quand même eu le mérite de me nettoyer les sinus.

Capbreton


Je suis retourné grimper en me disant que l'escalade, c'est pas aisé non plus, mais je peux au moins miser sur l'expérience.

Annot

Trad climbing

Annot


Une dépression est arrivée sur la France... Du coup, j'ai finalement pris un billet d'avion pour aller surfer aux Canaries. C'était super, mais à peine plus facile. J'ai au moins réussi à voyager avec ma planche en soute, sans la casser ni la perdre, et c'est déjà pas mal. En général mes bagages ont la fâcheuse tendance à ne pas prendre les même vols que moi.

Lanzarote


Pour finir, je suis retourné grimper. L'escalade a commencé à devenir un peu moins difficile, mais entre temps la neige était arrivée sur les sommets. Du coup je suis allé skier. Comme toujours, j'ai trouvé que le ski c'est vraiment top, et je me suis dit que c'était quand même plus facile de dévaler les montagnes que de les grimper.

Retour sur les skis

Première rando pour Patrick mon fidèle client


Ces derniers temps l'anticyclone s'est installé... Les pentes poudreuses m'attirent... Les falaises sont sèches et j'aimerais bien y régler quelques chantiers avant l'arrivé de l'hiver...
Je sais que bientôt je ne penserais plus qu'au ski, et, comme toujours à cette période, je me dis qu'il faudrait vraiment que je continue à grimper un peu cet hiver. Même si je ne le fais jamais, cette fois ci il le faudrait. Mes avant bras m'en seraient reconnaissant ce printemps, et j'aurai peut être moins la sensation de constamment reprendre l'escalade !
Bref. C'est l'automne...